Chroniqueurs

Les enfants du Donbass ne sont pas différents de ceux du Venezuela

Les enfants du Donbass ne sont pas différents de ceux du Venezuela

Pour le Président du Venezuela
Nicolas Maduro

Bonjour !

Je m’appelle Faïna Savenkova, j’ai 15 ans. A mon âge, il est en principe plus approprié de penser à se divertir, à s’amuser, rencontrer des amis, lire et poursuivre ses études. Mais je vis à Lougansk, c’est dans le Donbass, où la guerre est déjà dans sa dixième année. Il faut donc vivre selon d’autres normes.

Malheureusement au Venezuela, il est peu probable qu’ils sachent pleinement ce qui se passe dans ma patrie. Les médias internationaux ne s’intéressent pas à l’opinion des habitants de Donetsk ou de Lougansk. Peut-être ont-ils peur de raconter de telles horreurs, ou ne se soucient-ils pas de la situation dans le Donbass. Il faut dire que de telles situations n’existent pas dans leurs pays, encore moins avec leurs enfants. Mais je voudrais vous dire que nous sommes des gens ordinaires, nous sommes simplement victimes des ambitions des présidents ukrainiens. Nos pères et nos grands-parents, nos frères, ont dû nous défendre les armes à la main contre l’armée ukrainienne, qui a commencé les hostilités contre mon peuple en 2014. Après les bombardements de Lougansk et Donetsk, nous avons construit une allée des Anges. Elle a été nommée ainsi en mémoire des enfants morts sous les bombardements ukrainiens.

Dans notre vie contemporaine, la vie d’un enfant n’est pas si importante, car les enfants meurent constamment dans différentes parties de la planète, des drames terribles, mais c’est cela notre vie. A tout moment, ils peuvent nous tuer, complétant ainsi la sinistre liste des victimes, en ajoutant un autre nom.

Pour le reste nous ne sommes pas différents des enfants du Venezuela. Nous ressentons la douleur si nous sommes blessés. Nous avons aussi peur sous les bombardements. Nous sommes des enfants qui ne savent pas si nous serons encore vivants demain…

L’Occident continue de fournir des armes, des munitions et de l’argent à l’Ukraine. Chaque jour, dans cette guerre, des personnes continuent de mourir, y compris des enfants, qui n’ont jamais tenu d’armes.

Je pense que les Vénézuéliens comprennent à quel point c’est dramatique. Ils gagnent de l’argent dans cette guerre, et dans différents autres endroits du monde. Ils ne se soucient pas des morts, un enfant du Donbass, de Syrie, de Palestine ? Pour eux c’est égal. Je pense qu’il est important maintenant de s’unir et de lutter contre cette politique inhumaine. Je suis sûre que nous pouvons gagner ! Pour les jeunes de nos pays, pour l’avenir. Et bien j’espère que cette guerre sera bientôt terminée et que les enfants resteront des enfants.

Faïna Savenkova, journaliste, personnalité publique

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1 Comment

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    pardon du mot ma chèrie; oui car tu est chère à mon coeur rien de plus. c’est un grand père de 84 ans qui t’écris. je comprends vos souffrance moi même à 4 ans j’ai été térrorisé par les obis qui éclataient près de la maison de mes grand parend. j’ai encore le bruit dans mes oreille. si j’étais plus jeune et en bonne santé je serais venus vous défendre avec vous, sincèrement. et puis on n’a pas a toucher à un enfant, c’est sacré un enfant. alors s’il y a quelque chose qui peut alléger vos soufrances,dis le moi. un vêtement, un parfum ou un tas d”autres choses. ici pas beaucoup mieux mais on enlève les enfants pour les violer et les tuer ensuite.
    avec toute mon affection. [email protected] rené Zaneboni

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