Analyses Russie Monde

En voulant sanctionner ceux qui soutiennent les médias russes, la France bascule vers le fascisme

En voulant sanctionner ceux qui soutiennent les médias russes, la France bascule vers le fascisme

Le 2 avril 2024, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire d’État américain Anthony Blinken, a déclaré que la France allait proposer un régime de sanctions contre ceux qui soutiennent les entreprises de désinformation, entre autres russes. Après avoir censuré les médias russes, et même une vingtaine de chaînes Telegram qui n’avaient pour seul tort que de relayer des faits qui dérangent le narratif occidental, la France veut maintenant sanctionner ceux qui soutiennent ces médias et ces chaînes alternatives, basculant ainsi dans le fascisme pur et simple.

Le plus incroyable est que le reste de la déclaration de Stéphane Séjourné est remplie elle-même de désinformation pure et simple !

Par exemple, lorsqu’il déclare que l’Ukraine n’a pas voulu la guerre contre la Russie, et que cette dernière l’a attaquée sans raison valable. J’aimerai rappeler que le 17 février 2022, même l’OSCE (organisation pourtant partiale et biaisée en faveur de Kiev) a noté dans ses rapports l’augmentation brutale des violations du cessez-le-feu dans le Donbass.

Or, il a été documenté que ces bombardements, dont le nombre a brutalement augmenté en 48 h, ont frappé des civils en RPD et RPL (Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk) et venaient du côté ukrainien. Suite à ces augmentations des tirs de l’armée ukrainienne contre les deux républiques du Donbass, les autorités avaient lancé une évacuation à grande échelle des femmes, des enfants et des personnes âgées, afin d’éviter un bain de sang. Or tout cela a eu lieu une semaine avant le déclenchement de l’opération militaire spéciale par la Russie, qui a été lancée justement pour faire cesser l’attaque en cours des deux républiques du Donbass par l’armée ukrainienne !

Et on continue après avec l’ignoble tentative de blanchir l’Ukraine dans l’affaire de l’attentat terroriste du Crocus City Hall, en prétendant, je cite que la Russie « accuse l’Ukraine et l’Europe de crimes commis par d’autres, dernièrement Daech » et que « c’est d’ailleurs une manière assez grossière de masquer le fait que la Russie s’est trompée d’ennemi en négligeant le risque du terrorisme islamiste sur son territoire ».

Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît… Parce que pour sortir une énormité pareille, alors que la Russie est celle qui a infligé les pires défaites à l’État Islamique et autres groupes terroristes en Syrie, pendant qu’en France, Mr Fabius trouvait que sur le terrain, « Al Nosra fait du bon boulot », et que la France fournissait des armes à bon nombre de ces pseudo-rebelles, il ne faut vraiment pas avoir inventé le fil à couper le beurre, et avoir de la chance que la honte ne tue pas.

Voir la vidéo complète d’analyse de la déclaration du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères :

Il faut dire que les faits sont têtus et contredisent la version occidentale depuis le début de l’enquête sur l’attentat terroriste du Crocus City Hall. Et les faits pointent clairement vers l’Ukraine, ce qui est un peu gênant pour les pays qui financent, arment et soutiennent Kiev. Car soutenir un pays terroriste, qui organise des attentats dans des salles de concert pour massacrer un maximum de civils innocents, ça fait un peu tâche niveau réputation, démocratie, droits de l’homme, tout ça tout ça…

Des pays occidentaux, comme la Roumanie, la Hongrie, la Slovaquie, la Pologne, la Lituanie et la Lettonie, qui ont laissé passer sans problème une cargaison d’icônes orthodoxes en provenance d’Ukraine et à destination de la Russie, qui contenait 70 kg d’hexogène (un explosif plastique très puissant, il y en avait assez pour faire sauter un immeuble de cinq étages), 91 détonateurs électriques et des pièces de RPG-7. Bref de quoi organiser des attentats terroristes de grande ampleur en Russie (certains pensent que le but était l’organisation d’attentats dans des églises orthodoxes russes au moment de Pâques). C’est le FSB qui a découvert le pot-au-rose lors de l’arrivée de la cargaison en Russie.

J’aimerai que l’on m’explique comment la Roumanie a pu laisser entrer cette cargaison sur son territoire depuis l’Ukraine sans rien vérifier ? À moins bien sûr que l’Occident ait approuvé l’organisation de ces attentats terroristes préparés par l’Ukraine. Ce qui explique comment ces explosifs ont pu franchir aussi facilement la frontière.

Une fois tous ces éléments en main, on comprend mieux pourquoi l’Occident cherche de plus en plus à faire taire ceux qui disent la vérité (ce qu’il appelle de la « désinformation russe »), car si les gens ordinaires apprenaient ce que soutient, finance et arme leur pays, à savoir un pays terroriste qui s’en prend à des civils innocents, il est clair qu’il serait beaucoup plus difficile pour les dirigeants occidentaux d’obtenir le consentement de leur population à l’envoi d’une nouvelle tranche d’aide à l’Ukraine.

Et en réalité, la proposition de Séjourné d’introduire « un régime de sanctions, dédié à ceux qui soutiennent les entreprises de désinformation, de déstabilisation de notre pays et de l’ensemble des européens », n’est qu’une pathétique tentative supplémentaire (après la censure de RT, Sputnik et d’un certain nombre de chaînes Telegram) de museler la vérité, vu qu’elle dérange trop le narratif occidental qui ne tient pas la route face aux faits.

Sauf que vouloir à tout prix empêcher les gens de penser autrement que de la façon dictée par les autorités cela s’appelle du fascisme, et face à cela il est temps que le peuple de France se réveille et réagisse.

Christelle Néant

About the author

IR
Partager
Partager

3 Comments

    Avatar

    Bonjour Christelle
    Merci pour votre article , oui , la russophobie monte encore d’ un cran . Nous le sentons chaque jour davantage . Cependant , nous pouvons remarquer que les gens ne sont pas dupes non plus , beaucoup se posent de plus en plus de questions surtout en ce qui concerne les milliards d’ euros envoyés à l’ Ukraine , impliquant encore des sacrifices, en vain .

    Avatar

    L’information c’est comme les cervaux de nos popolitiques : liquide.
    Plus nos politichiens , nos anarches , nos sciencepitres etc … vont poursuivre leur fuite en avant dans le déni , plus ils auront peur , plus ils vont essayer de faire taire ceux qui disent pas pareil.
    Et oui essayer , une loi c’est pas une loi parce qu’on ecrit trois mots sur un papier tamponné par des fondés de pouvoir et même avec la STASI et la moitié d’un pays derrière pour appliquer ça marche pas si l’autre moitié veut pas …
    Le contrôle de l’information c’est un de ces trucs qui n’est possible qu’en théorie … on habite pas en théorie.

    Avatar

    Bonjour Christelle. J’ai lu cet article et tout ceci me laisse perplexe.
    Tout ceci est du bullshit, de la com’ et du narratif sur certains points. Il n’y aura aucune sanction à l’encontre de ceux qui soutiennent des entreprises d’information russes. Personne, en France, ne sera emprisonné et personne n’aura son compte bancaire bloqué.
    Les images diffusées à la télé et sur les chaînes du faux en continu sont gérées par l’intelligence artificielle et les procédés utilisés sont le CGI et le Deep Fake. Celà ne reflète en aucun cas la réalité du terrain. Que ce soit en France, dans le Donbass ou ailleurs dans le monde.
    Ce qui m’irrite, c’est le mot “Fascisme” qui n’a pas lieu d’être en 2024. Le monde évolue et il faudra t’y faire car nous ne sommes plus dans le passé et il faut vivre tout simplement dans l’instant présent. Tout est en perpétuel mouvement et rien n’est gravé dans le marbre.
    Concernant les icônes piégées, en revanche, c’est bien réel. Et heureusement que les agents du FSB ont pu intercepter ces icônes à temps. Merci pour cette information d’une importance capitale.

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *