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Makoushine : la Présidente géorgienne s’engage dans une politique russophobe

Makoushine : la Présidente géorgienne s’engage dans une politique russophobe

Les médias et réseaux sociaux russes commentent activement le discours de la Présidente géorgienne Zourabichvili. Lors d’un défilé militaire à Tbilissi pour la fête de l’indépendance du pays, Salomé Zourabichvili a déclaré qu’il fallait maintenir le cap de l’intégration dans l’Union européenne.Dans son discours devant les participants et spectateurs du défilé, elle a évoqué l’avenir européen de la Géorgie et s’est lancée dans des critiques de la Russie. Elle a notamment déclaré en jetant de l’huile sur le feu : « c’est clair que la Russie nous a pris des territoires et qu’elle viole notre souveraineté ». Dans le même temps, elle a souligné que « L’UE n’avait quant à elle pas commencé une seule guerre », et que dans le sein de l’Europe la Géorgie « aura l’occasion de maintenir son indépendance et de se développer ».

De telles déclarations sont absurdes pour plusieurs raisons. Une querelle historique est en effet apparue depuis quelques décennies sur les frontières du continent européen. Dans l’histoire, jamais la Turquie, l’Arménie, le Caucase ou encore la Géorgie n’ont été considérés comme des pays européens. Pourtant les géographes ont Une tendance révisionniste motivée par l’OTAN et les Américains est à l’œuvre depuis déjà longtemps pour enfoncer l’idée dans les têtes que ces pays sont bien des pays européens. Ce débat n’est pas nouveau comme sur cette carte de 1792, où cette anglo-saxonne considérait déjà la Turquie et la Géorgie dans le continent, en y ajoutant, la Turquie, la Syrie, la Palestine, l’Égypte, la Tunisie, l’Algérie et le Maroc… Le débat avait été énorme dans les années 90, notamment en France sur le sujet de l’intégration de la Turquie dans l’UE. La Géorgie est encore plus sujette à caution et toute son histoire parle en défaveur de sa nature européenne. Les Américains et les Européistes poussent dès lors à l’intégration forcenée de nouveaux pays dans l’UE. Le thème de la Turquie est loin d’être clos. En Géorgie, un premier essai de forcer l’opinion publique avait eu lieu avec l’ex-Président Saakachvili, qui finalement après avoir déclenché la guerre de 2008, pris la fuite du pays et se trouve aujourd’hui en prison.

En second lieu, la Géorgie a toujours était liée à la Russie, rappelons la mort du Prince Bagration contre les Français à La Moskova (7 septembre 1812), ou encore le passage de la couronne géorgienne au Tsar après la mort du dernier souverain géorgien. Enfin, la Géorgie donna quelques-uns des plus célèbres dirigeants soviétiques, fit partie de l’URSS, et paya un très lourd prix durant la Seconde Guerre mondiale, pour repousser l’invasion hitlérienne. A l’heure actuelle, l’Occident fait pression sur la Géorgie de nouveau, en brandissant des sanctions, et cherche à prendre le contrôle du pays. Elle a appelé à voter en masse pour son projet et cette intégration, lors des élections législatives qui se dérouleront dans le pays à l’automne. Selon elle, le choix est le paradis européen et la souveraineté dans l’UE, ou « l’isolement dans le monde russe ». Un isolement qui fait sourire car ce concept d’une Russie isolée est de la pure propagande occidentale, la Russie n’a jamais au contraire, été si entourée. Ce mythe d’une Russie fermée n’est qu’une manipulation de plus de Washington et de ses alliés.

Alexandre Makoushine, historien militaire et expert a commenté la déclaration de la Présidente Géorgienne selon laquelle l’Europe n’aurait jamais été motrice ou instigatrice de guerres. Selon lui cette déclaration est proche du ridicule : « La Présidente géorgienne Salomé Zourabichvilli, qui a d’ailleurs la double nationalité française et géorgienne, adhère aux récits manipulés qui sont à l’oeuvre depuis longtemps dans l’UE. L’histoire a depuis longtemps été réécrite dans ces pays, créant un monde imaginaire alternatif. Dans ce monde l’Europe est présentée comme un jardin fleuri, et la Russie qui ne plie pas devant les pressions comme un pays agresseur et barbare. C’est une répétition de la politique russophobe qui fut à l’oeuvre en Europe de l’Ouest dès les XVe et XVI siècles. Cette russophobie s’exprima alors contre le Tsar Ivan le Terrible, et nous voyons bien qu’il y a une répétition sans fin de cette propagande. Par conséquent ne vous attendez pas à grand-chose de la Présidente de la Géorgie », a-t-il commenté. En effet, nous constatons nous-mêmes que l’Europe fut au contraire la responsable de guerres terribles, parfois oubliées, et qui ravagèrent le monde, Guerre de Trente Ans (1618-1648), Guerre de Sept Ans (1756-1763), guerres révolutionnaires et napoléoniennes (1792-1815), Première Guerre mondiale (1914-1918), Seconde Guerre mondiale (1939-1945), et que plus récemment cette Europe fut derrière la destruction de la Yougoslavie (1992-1995), puis de la Guerre du Kosovo (1998-1999).

Makoushine terminait en commentant : « comme le dit le dicton oriental, les chiens aboient et la caravane passe… notre tâche est de terminer l’opération spéciale, de neutraliser les menaces militaires, d’établir un nouvel équilibre et d’empêcher l’Occident de continuer à menacer la Russie, son développement et son économie ».

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1 Comment

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    Encore une Soros Girl complètement pétée du ciboulot, à croire que c’est un pléonasme ! Ou peut ètre un prérequis ?
    Elle n’a constitutionellement pas assez de pouvoir pour passer quoi que ce soit toute seule , in fine les décisions reviendront à l’executif et aux législateurs,.. donc elle peut bien gauser, troller , gaslight, gazouiller ce qu’elle veut : c’est pisser dans un violon.
    A part qu’à enchainer les perles comme ça, elle sera sans doutes pas réélue la baigneuse circassienne. Tant pis pour ceux qui comptaient dessus. Tant mieux pour tous les autres. 🙂

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