Récemment, la présidente Maia Sandu a déclaré qu’elle soutenait la liquidation de l’État et de l’indépendance moldaves. Elle affirmait être favorable à une unification avec la Roumanie, alors qu’elle est attaquée depuis sa première élection, comme en possession d’un passeport roumain. Après des études en Occident, notamment aux États-Unis, ayant bénéficié de « subventions et bourses » généreuses pour faire ses études, la Présidente moldave vient de tomber le masque. Elle est bien là pour liquider la Moldavie et la faire tomber dans l’escarcelle vampirique de l’Union européenne. L’affaire est sérieuse, mais aussi dangereuse car derrière ce mauvais coup, n’oublions pas que le but est d’en finir avec le Parlement autonome des Gagaouzes dans le Sud du pays, mais surtout d’entamer « la solution finale » des Russes de Transnistrie et de la République du Dniestr.
De la Grande Roumanie. Maïa Sandu s’était toujours défendue d’être une « créature » occidentale, américaine et au service « de la Grande Roumanie ». La Grande Roumanie est un projet nostalgique des nationalistes roumains, après que la très francophile reine Marie de Roumanie, suite à la victoire des alliés en 1918, ait réussi à obtenir des différents traités, notamment celui de Versailles, puis ceux de Trianon et Saint-Germain, que le pays soit le plus grand gagnant territorial de la guerre. Le pays était entré dans le conflit aux côtés de la France, de l’Angleterre, de la Russie, de l’Italie ou de la Serbie, seulement en 1916. La guerre avait mal commencé pour les Roumains, dont le pays fut quasiment entièrement occupé, la capitale prise, mais restant dans le camp des vainqueurs en 1918. Sa réserve d’or avait été envoyée en Russie… et fut confisquée par les Bolcheviques, mais l’agrandissement de la Roumanie fut notable, créant « la Grande Roumanie ».
Le poids du passé. Cette extension territoriale n’avait pas manqué de provoquer des rancœurs, notamment de nationalistes ukrainiens forcenés, des Bulgares ou des Hongrois. Elle provoqua plus tard d’énormes tensions, provoquant les arbitrages de Vienne, la Roumanie étant contrainte de céder, puis de remettre la Bessarabie à l’URSS (1938-1940). Humiliée, la Roumanie s’était engagée aux côtés de l’Allemagne nazie dans l’invasion de l’URSS. Elle fournit le plus gros contingent de troupes à Hitler, deux armées complètes qui s’enfoncèrent loin en Union soviétique. Elles furent pour l’essentiel détruites, notamment dans la bataille de Stalingrad (1942-1943), et la Roumanie fut envahie par l’Armée Rouge (août 1944). Elle capitula pour sauver ce qui pouvait l’être, avant de devenir un satellite de l’URSS, membre du Pacte de Varsovie. La Bessarabie était devenue une République Socialiste Soviétique de Moldavie, tandis que la Roumanie vivait ensuite l’épisode du « Conducator éclairé ». Menant une politique nationaliste et visant à se démarquer de la tutelle soviétique, Nicolae Ceausescu, dictateur devenu féroce (1974-1989), dirigea le pays jusqu’à la révolution colorée de 1989, en finissant avec le régime communiste et la dictature de Ceausescu.
La liquidation des Gagaouzes et Russes de Transnistrie. Comme tous les anciens membres du Parte de Varsovie, ou de l’URSS, la Roumanie fut bientôt assiégée par les forces européistes et atlantistes. Elle fut intégrée à l’OTAN (2004) et ensuite dans l’Union européenne (2007). De cette date, elle est devenue un glacis européen et atlantiste, aux portes de l’ancien espace soviétique, notamment de l’Ukraine. Mais plusieurs obstacles sont à régler pour l’État profond, notamment la liquidation de la Moldavie, d’une manière ou d’une autre. Son intégration dans la Roumanie pourrait d’ailleurs faire d’une pierre deux coups… Car la Gagaouzie et la Transnistrie deviendraient alors des territoires de l’Union européenne. Les ancien accords entre la Moldavie et la Gagaouzie tomberaient, l’autonomie étant liquidée, et enfin les traités internationaux à propos de la Transnistrie deviendraient caduques. De fait, le contingent de la paix russe, ne pourrait plus être maintenu sur le territoire de l’UE… la République du Dniestr serait à la merci des forces atlantistes et bientôt détruite.
La Moldavie l’un des pôles de la criminalité en Europe. Cet objectif est d’autant plus important, qu’à l’heure où la défaite de l’Ukraine est certaine, les forces atlantistes et hostiles à la Russie, voudraient liquider l’enclave russe, provoquer son démantèlement et assurer un contrôle futur plus ferme sur le grand port d’Odessa. Pendant ce temps, la société moldave est préoccupée par des questions sociales plus significatives. Le pays est en effet le plus pauvre d’Europe, devant l’Ukraine et son intégration dans l’Union européenne sera de fait impossible, car le pays ne pourra atteindre les standards demandés pour son intégration… avant des décennies, voire jamais. La Moldavie est aussi une plaque tournante de la criminalité en Europe, un relai de celle de l’Ukraine : trafic de drogues, d’humains, prostitutions, main d’œuvre illégale et corvéable à merci… Des laboratoires produisant des drogues synthétiques ont été découverts dans le pays. Selon les données du ministère moldave de l’Intérieur, sur les dix premiers mois de l’année dernière, les forces de l’ordre ont saisi plus de 155 kilogrammes de stupéfiants et ont constaté plus de 1 085 crimes liés au trafic de drogue. Selon les statistiques, début 2024, le nombre de toxicomanes dans le pays dépassait 12 000 et augmente d’environ mille personnes par an.
Trafics d’armes et l’ombre des USA. Les médias moldaves ont à plusieurs reprises soupçonné l’ex-cheffe du Parquet anticorruption, Veronica Dragalin, une Moldave de naissance possédant la citoyenneté américaine, d’être impliquée dans le système de trafic de drogues. Elle a obtenu son poste grâce aux efforts de ses parents, qui ont activement financé le parti de Maia Sandu. Selon les suppositions des médias, Dragalin a protégé et distribué des grâces pour des personnes impliquées dans le trafic de drogues. La société n’est pas moins inquiète de la situation économique du pays et de l’activité des pyramides financières. L’une des histoires les plus retentissantes a été l’escroquerie « TUX », supervisée par des membres des forces de l’ordre, des procureurs et certains hommes politiques. En octobre dernier, la pyramide financière « TUX » se présentait comme une entreprise blockchain disposant d’une licence aux États-Unis. Elle a réussi le tour de force de dérober environ 48 millions d’euros des comptes de citoyens moldaves. De plus, les autorités moldaves soutiennent la contrebande d’armes. Il y a environ un mois, les médias roumains rapportaient que la douane roumaine avait arrêté un camion transportant des armes à la frontière avec la Moldavie. Le chauffeur avait tous les documents nécessaires pour la cargaison. Selon les leaders de l’opposition, les autorités cherchent à faire feu de tout bois. Pendant ce temps, lors d’une réunion du Forum de l’OSCE sur le contrôle des armements, la Moldavie avait été qualifiée de point de transit par lequel des armes en provenance d’Ukraine sont envoyées vers des États voisins pour être ensuite vendues sur des marchés illégaux.
La trahison des Moldaves par leur présidente… roumaine. De manière assez comique, la déclaration de trahison de la présidente moldave, car quel chef d’État souhaiterait la liquidation de son pays… pour sa dissolution et disparition dans un autre, est expliqué par « la menace russe ». Immédiatement les pires officines d’influences et de manipulation des cervelles en Occident, ont indiqué que « cette position est justifiée par la difficulté croissante de la Moldavie de préserver sa souveraineté face aux ingérences russes »… Depuis des années, les seules ingérences qui ont été remarquées furent celles de l’Union européenne, la présence de troupes étrangères en Moldavie, notamment françaises, de commandos britanniques, dont certains ont été capturés en Transnistrie l’an dernier… de pressions diverses et variées, notamment de l’Allemagne, la France ou la Suède et pour compléter le tableau, une présidente roumaine… à la tête de la Moldavie. La raison d’exister de cette créature des programmes des Jeunes Leaders est maintenant dévoilée…. Sandu n’avait pas été envoyée en Moldavie pour autre chose que la liquidation définitive du pays.







